jeudi 29 avril 2010

Bariloche (Dernière étape en Patagonie), Chile (Santiago et Valparaiso), Mendoza et sa route du vin!

(Cliquez sur les photos pour les agrandir!!)

Après El Chaltén, il m’a fallu me rendre en bus à Bariloche.

Le bus, parlons-en, départ prévu del Chaltén à 23h30 jusque là pas de problème ! Durée du voyage…32 heures, déjà là ça refroidit ! Mais quand on m’a dit que les 32h se faisait sur la route 40, je ne me suis pas rendu compte de ce qui s’annonçait ! Sans aucun doute le trajet le plus pénible de ma vie, 32 heures sur un chemin de terre et de cailloux à trembler dans tous les sens et à partager mon siège avec les fesses d’une américaine obèse qui débordait du sien ! Le tout avec un siège qui n’était pas fixé à son socle !

L’arrivée à Bariloche s’est faite sous la pluie aux alentours de 8h du matin, partage d’un taxi avec d’autres personne du bus pour nous rendre à l’Hostel Inn Bariloche, auberge de jeunesse très sympa, très confortable, un staff des plus agréable et un prix qui réunit les 3 précédents adjectifs ! 38 pesos la nuit avec petit déjeuner et dîner inclus (7,5€)!

Malheureusement la météo n’est pas des plus clémentes et ne permet donc pas de faire les excursions que propose cette belle ville située entre mer et montagne!

J'en ai néanmoins profité pour faire un tour dans le centre ville, les chalet en bois et l'église, elle aussi en bois, donne vraiment un aspect montagnard à cette ville. Les Saint-Bernard qui occupent la place de l'église pour une photo souvenir conforte cette impression. En plus des activités sportives liées au milieu de la montagne, Bariloche fait surtout recette grâce aux nombreuses chocolateries qui jonchent l'avenue principale du centre-ville! Il y en a partout!!


Après une journée de repos, je me décide le deuxième jour à Bariloche à affronter ce vent glacial pour monter jusqu’au Cerro Campanario qui offre (selon la chaîne National Geographic) "l’une des plus belles vues au monde" ! Et il est vrai que le paysage est à couper le souffle, et pour souffler ça souffle là-haut !


Je devais partir aujourd’hui, lundi midi, pour le Chili et sa capitale Santiago mais je trouvais assez dommage de ne pas avoir pu visiter plus Bariloche, c’est pourquoi je me donne deux jours de plus et ainsi voir si le temps s’améliore.

Et finalement j'ai bien fait de rester un peu plus ici, car le temps s'étant dégagé, je me suis incruster dans un groupe de Français et nous avons loué une voiture pour une journée afin d'aller dans le Parc National Nahuel Huapi pour faire la route des 7 lacs (nous avons choisi le "circuito chico" qui est le plus petit des 2 parcours mais qui fait tout de même 250kms!). Les paysages sont impressionnants de beauté! Tout paraît encore sauvage! Un vrai havre de paix!








Pour les prochaines étapes de mon voyage j’ai contacté une amie rencontrée à Rio au début de mon voyage, qui m’a gentiment proposé de m’accueillir à Santiago. Je mettrais ensuite le cap sur Valparaiso à 100km de la capitale avant de retourner en Argentine, plus particulièrement à Mendoza connue pour sa route des vins, là encore une autre amie rencontrée à Rio m’a proposé de m’héberger !

Je suis donc monté de Bariloche (Argentine) à Santiago (Chili) en bus (20h) et j’ai gentiment été accueilli par Javier, le frère (complètement « loco ») de mon contact de Rio.

Jaqueline (la fille de Rio) m’a ensuite fait une visite guidée de la ville. Santiago est une ville très dynamique un peu dans le style de Buenos Aires. Mais l’attrait touristique est moindre. Cette étape à Santiago m’a aussi permis de revoir d’autres personnes connues au cours de ce voyage, comme Alba une amie péruvienne de Jaqueline rencontrée en même temps à Rio et avec qui nous sommes allés goûter le meilleur poisson de la ville au marché de Santiago. Egalement Laura et Axel que j’ai rencontré une première fois au Sud du Brésil (Florianopolis) puis on s’est revu à Ushuaïa. Ce qui m’a plu à Santiago c’est le côté artistique de cette mégalopole, que ce soit par le biais du célèbre Pablo Neruda qui est l’icône de la ville ou par les nombreuses scènes d’art urbain (graffiti, fresques sur les trottoirs, musiciens, etc.).





Le tremblement de terre a laissé quelques dégâts visibles notamment dans l'immeuble où habite mon amie. De nombreuses fissures dans les murs et les plafonds! Mais le plus impressionnant reste l'Académie des Beaux Arts de Santiago en partie détruite!

Faute de temps je n’ai pas pu rester plus de 2 jours à Santiago.

J’ai ensuite pris un bus pour aller sur la côte chilienne, à une heure et demi de la capitale, Valparaiso !

Il m’a d’abord fallu trouver une auberge en pleine nuit car celle que j’avais réservée (qui se trouve être la meilleure de la ville) se trouve au bord de la plage à plusieurs dizaines de kilomètres du centre-ville ! J’ai finalement trouvé une auberge familiale, très modeste et économique sur le Cerro Concepción.

Le lendemain je suis parti me balader le long de l’Avenida Alemania qui n’a rien d’une Avenue, c’est en réalité une route en zig zag qui monte jusqu’au col du Cerro Concepcion. A Valparaiso l’art urbain est encore plus présent qu’à Santiago, toutes les maisons sont peintes de couleurs différentes, bleu, vert, orange, rouge, violet, etc. et les murs sont couverts des plus beaux graffitis que j’ai pu voir jusqu’à présent !!


J’ai fait des kilomètres à pied pour aller voir tel ou tel graffiti, m’aventurant sur le port de « Valpo », appareil photo à la main et plusieurs fois la police à moto ou des habitants m’ont interpellé en me disant de ranger mon appareil et de ne pas rester dans cette zone car très peu sûre. Mais l’envie de trouver d’autres fresques murales a pris le dessus et je suis resté au final toute l’après-midi à sillonner les ruelles du port.













J’ai vraiment adoré cette ville, le climat est parfait, les gens sont agréables, le décor est beau ! Mais près seulement un jour à Valpo il me fallait reprendre la route et repasser du côté Argentin. Plus précisément à Mendoza, célèbre ville de l’Ouest Argentin pour ses vins.

Après 7h de bus, réveil difficile à 5h du matin à Mendoza, première mission trouver mon auberge de jeunesse. Idéalement placée dans le centre-ville, je suis resté au Campo Base. L’auberge est correcte, les photos sur les murs montre que la fête est une habitude ici (mais je n’ai pas du être dans la « bonne période » puisqu’après minuit il n’y a plus rien, plus personne, le bar n’est de toute façon même pas ouvert ni avant minuit ni après ! Une seule chose m’importait quand je suis arrivé dans cette auberge, c’était de pouvoir poursuivre ma courte nuit, il était 5h30 du matin et j’étais crevé ! Après une grande négociation, le réceptionniste m’a autorisé à faire mon check-in plus tôt (5h30 au lieu de 11H) et à dormir.

A mon réveil je voulais partir faire la route du vin à vélo, l’une des principales attractions de la ville. Prix de l’auberge, 150 pesos (soit 30€), j’ai donc réservé mais manque de chance, cela a été annulé ! J’ai du me rabattre sur une promenade dans le centre-ville puisqu’il était trop tard pour faire une autre activité. Le lendemain je suis parti faire la route du vin par mes propres moyens et au final ça me sera revenu 3 fois moins cher ! J’ai longuement hésité avant de faire cette activité car n’aimant pas le vin, je ne voyais, au début pas l’intérêt d’aller de bodega en bodega (« cave ») pour déguster les vins de Mendoza. Mais c’est plus l’envie de faire du vélo et d’être en plein milieu de la nature qui m’a motivé. Et puis on pouvait aussi déguster des liqueurs, du chocolat ou encore de l’huile d’olive.

Cette journée a vraiment été géniale, une quinzaine de kilomètres parcourus à vélo, beaucoup de produits du terroir à base d’olive, de chocolat, de fruits, beaucoup de confitures également et surtout de liqueurs testées ! La plus étrange a été quand même celle saveur tabac !! Et je pensais qu’en tant qu’ancien fumeur ça me dégoûterai mais au contraire on avait vraiment le goût de l’odeur du tabac frais. Au passage, j’ai aussi eu le droit à l’absinthe locale (75%), la liqueur chocolat menthe, pétales de rose, etc.


J'en ai quand même profité pour goûter les vins, Malbec, Chardonnay, Champagne, etc. afin de changer d'avis mais mis à part le champ', le Chardonnay et un vin rouge "Museo" de la bodega La Rural, je n'aime toujours pas le vin (surtout le rouge!).


Je devais revoir plusieurs personnes ici dont deux jolies filles de Mendoza et Henrick le mec qui m’avait hébergé à Porto de Galinhas au Brésil dans l’auberge que tient son père. Mais nous ne sommes pas parvenus à nous contacter.

Je prends mon bus ce soir pour Buenos Aires avec une arrivée prévue demain dans la matinée. Le 30 Avril je dois récupérer Mick à "Bs As" (Buenos Aires pour les intimes!), avec qui je vais voyager pendant un mois!

lundi 19 avril 2010

Amo Patagonia !!

(Cliquez sur les photos pour les agrandir!)

Mon départ d’Ushuaia fut quelque peu difficile car prévu à 5h du matin, j’ai préféré ne pas dormir en attendant malgré le fait que j’avais déjà payé ma chambre pour la nuit car je savais qu’il m’aurait été encore plus difficile de me réveiller.

J’en ai profité pour connaître la vie nocturne du côté d’Ushuaïa et, même si on est loin des folles soirées de Rio ou Buenos Aires, la ville reste animée surtout du côté des pubs irlandais! Ils sont bondés, surtout par nous, touristes.

Le voyage en bus s’est déroulé sans aucun problème, seul chose gênante, le conducteur était un fan inconditionnel de la musique des 70’s et nous a passé tous ses disques et en guise de « cadeau » d’adieu nous avons eu le droit a un DVD de deux heures remixant les plus grands « tubes » en mode medley, ce qui fait que chaque chanson dure 30 secondes et la transition entre les 2 chansons est digne des plus mauvais DJ du monde de la musique !

Par le passé je me suis souvent plains du retard que prenaient les bus brésiliens par rapport à l’heure d’arrivée annoncée. Ici c’est le contraire les agences aiment rajouter des heures par rapport au temps de voyage réel, ce qui fait que je suis arrivée avec deux heures d’avance ! Bonne nouvelle me direz-vous, mais non bien au contraire, ces « deux heures d’avance » se traduisent par « deux heures de plus à attendre ma connexion (bus pour El Calafate) ce qui porte le tout à 5h30 !

Arrivée à El Calafate vers 00H30, arrivée à la sympathique auberge Ché Lagarto et beaucoup moins chère que celle d’Ushuaia pour une prestation supérieure !

Le lendemain matin, réveil à 6h, pour faire l’excursion du glacier Perito Moreno. Trois possibilités se sont offertes à moi :

-150 pesos pour la basique : bus + entrée pour le parc

-200 pesos : idem que la première plus approche du glacier en bateau afin de le voir de plus près

-450 pesos : excursion sur le glacier avec un guide, matériel (chaussure à crampons, etc.)

Mais comme je l’avais annoncé, à savoir que je devais me serrer la ceinture, j’ai pris la moins chère et je ne regrette pas mon choix car : le bateau ne s’approche pas tellement plus que les passerelles sur lesquelles j’étais et que avec la randonnée sur le glacier je n’aurais pas pu voir le « spectacle » auquel j’ai pu assister !

Cet impressionnant glacier laisse parfois entrevoir un spectacle aussi bluffant qu’alarmant lorsqu’un pan entier du glacier se détache pour venir exploser dans la mer quelques dizaines de mètres plus bas accompagné d’une détonation surréaliste !

L’après midi j’ai du courir avec mes 30 kilos sur le dos pour choper mon bus pour El Chalten car la standardiste ne m’avait pas donner les bons horaires de retour de cette expédition, ce qui fait que j’avais juste une demi heure pour aller de la gare routière à l’auberge, prendre tous mes sacs et courir jusqu’à la gare routière une nouvelle fois !

Arrivée à El Chalten après 3 heures de bus. Le paysage le long de la route était tout simplement splendide ! Et que dire de ce coucher de soleil qui teinta les montagnes rocheuses et la plaine désertique d’un ocre intense. J’ai même pu apercevoir pour la toute première fois des lamas !

Arrivée à El Chalten vers 21h, je me suis rendu à l’auberge « Condor de los Andes », vraiment bon marché, une bonne ambiance et des gens chaleureux venus tous pour la même chose : le trekking ! Car El Chalten est la capitale Argentine du trekking ! Je ne m’étais pas vraiment préparé à marcher en montagne mais puisque je suis là je me suis dit qu’il serait bête de ne pas essayer et en profiter !

Le lendemain je me suis donc préparé pour mon premier trek jusqu’au Mont Fitz Roy visible depuis le village, 4 heures sont requises pour accéder au pied de cette montagne (l’ascension n’est pas autorisée) et 4h pour retourner au village. La nature à El Chalten est vraiment magnifique, les arbres arborent les couleurs automnales et se mélangent aux ruisseaux et aux montagnes enneigées. Le résultat est tout simplement époustouflant !! Les premières centaines de mètres m’ont rappelé que je manquais cruellement d’entraînement ! Et les 500 derniers mètres se sont avérés les plus difficiles, car la pente était très forte, le chemin était mal balisé (rare exception) et les roches étaient de toutes tailles et parfois glissantes, mais qu’importe quand on a marché pendant plus de 3 heures ce n’est pas pour abandonner à quelques mètres de l’arrivée ! Et quelle arrivée au pied de cet immense Fitz Roy ! Il n’y a pas de mot pour qualifier la beauté de ce lieu !

Pour un premier trek je suis assez fier car la standardiste m’avait dit qu’il fallait compter 8 heures pour faire le Fitz Roy, j’ai mis 6h30 et je me suis beaucoup arrêté pour faire des photos (environ 200).

Le lendemain (Mercredi 14 Avril) j’ai entrepris mon deuxième trek, qui est celui de la Laguna de la Torre. Le chemin qui mène justement à cette lagune est moins intéressant que celui du premier trek mais l’arrivée est vraiment impressionnante : un lac d’une couleur bleue verte avec des petits icebergs (ou des énormes glaçons comme vous voulez) qui flottent en surface et de l’autre côté les montagnes enneigées qui se dressent sur des centaines de mètres !

Par contre le vent glacial et violent qui soufflait m’empêchait presque de tenir debout et d’avancer ! Un oiseau (un matamico) a essayé pendant de longues minutes de traverser cette lagune en vain.

Malheureusement mon retour au village a remplacé cette plénitude qui m’avait envahi par une profonde colère puisque le bus que j’avais prévu de prendre pour Bariloche ne partait pas et serait mis en place que le lendemain, jeudi. J’étais donc contraint de passer une nuit et un jour de plus à El Chalten sans rien faire puisque les deux précédents treks m’ont trop fatigué pour en entreprendre un troisième !

Heureusement, mon séjour à El Chalten se sera avéré le moins coûteux de tous ceux de Patagonie ! Deux jours pour 200 pesos (40€) tout inclus!


(La suite: Bariloche! Dans quelques jours!!)